Je vous propose de découvrir la culture du shiitaké. Ce champignon est simple à cultiver à domicile, à l’extérieur comme à l’intérieur.

Quelques détails sur le shiitaké

Présent depuis plusieurs siècles en Chine et au Japon, le Shiitaké ou lentin du chêne est numéro 2 des ventes planétaires de champignon, après le fameux champignon de Paris.

Reconnu pour ses qualités gastronomiques et plusieurs vertus thérapeutiques, le shiitaké est d’une culture facile au jardin, sur un balcon voire dans une demeure.

Le recours au mycélium

Le mycélium constitue la partie végétative du champignon. Sa mise en culture permet le développement des sporophores.

Ce sont les éléments reproductifs visibles et aussi consommables. Afin de se procurer du mycélium, il faut contacter des sociétés qui vendent du blanc de champignon.

Les sites de ventes en ligne proposent du substrat, et du matériel de laboratoire. D’autres commercialisent des variétés faciles à cultiver, issus de l’agriculture biologique.

Par ailleurs, les magasins bio disposent de kits de cultures. Il faut bien contrôler le délai de livraison car le stockage du mycélium ne souffre pas de températures trop variables.

Le mode de culture du shiitaké

Le mycélium de shiitaké est soit inoculé sur des céréales, sur des chevilles ou vendu sur un substrat de culture prêt à l’emploi. S’il s’agit d’une culture en intérieur, il peut être installé sur céréales.

Dans ce cas, il faut un substrat dédié. C’est un mélange de paille, de sciure, de copeaux de bois de feuillus pasteurisé et pressés.

Mis dans ce substrat, le mycélium se développe en occupant tout l’espace disponible. Les kits disposent d’un support prêt à cultiver avec un mycélium pré-ensemencé.

Pour une humidité constante, il faut utiliser une mini-serre avec une température de 15°C. Avec une lumière de fenêtre côté nord, le mycélium demande 1 à 4 semaines pour un bon développement.

Le cas du Shiitaké cultivé à l’extérieur

Le shiitaké pousse parfaitement sur des troncs et des branches de feuillus morts. Au jardin, il faut penser au bouleau, au peuplier, au saule ou hêtre, au chêne, à l’érable.

Les champignons doivent être coupés sous moins de 3 mois. La production est de 3 à 4 ans sur du bois tendre.

Elle est de 5 à 6 ans sur du bois dur. L’ensemencement sur des billots de bois est effectué avec des chevilles inoculées en mycélium.

Le maintien de l’humidité demande un arrosage durant l’hiver. 16 mois sont nécessaires pour la colonisation du bois par le mycélium et la production des sporophores.

Leur récolte se fait jeune, avant la sporulation. Il faut juste tourner le pied pour un retrait délicat.

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Crédit Photo : femmeactuelle.fr & mr-ginseng.com

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