L’Inde subit, chaque année, des épisodes de pollution atmosphérique sévère. Le smog recouvre complétement New Dehli et les autres grandes villes lorsque l’hiver s’installe. Plusieurs personnes meurent, alors, asphyxiées.

Rohit Mehra, un habitant d’Amritsar, dans l’Etat du Pendjab, a lancé un projet de jardin vertical écologique pour améliorer la qualité de l’air.

La pollution atmosphérique, un problème qui étouffe l’Inde

Les grandes aires urbaines indiennes sont submergées par un nuage de pollution quand la saison hivernale s’installe. La fumée noire provient essentiellement de la circulation trop dense dans les villes. Les rejets des usines et la pratique du brûlis sont aussi en cause.

Par ailleurs, la baisse des températures, l’augmentation du taux d’humidité et l’absence de vents sont à l’origine de la formation du smog.

Face à des situations désastreuses, les autorités indiennes appliquent des mesures pour améliorer la qualité de l’air et protéger les habitants. Les grandes villes mettent, alors, en œuvre la circulation alternée pour les véhicules et ferment les écoles.

C’est dans ce contexte, qu’en 2017, l’idée des jardins verticaux a germé dans la tête de Rohit Mehra.

Le concept des jardins verticaux écologiques

Le projet des jardins verticaux a été initié par Rohit Mehra, un père de famille originaire de la ville d’Amritsar. Le concept lui est venu alors que son fils a eu des vacances scolaires exceptionnelles.

En effet, ce jour-là les écoles ont dû fermer leurs portes (pour 4 jours) à cause de l’intensité accrue de la pollution atmosphérique.

Rohit Mehra s’est inspiré de jardins existants à Singapour pour concevoir les Vertical Gardens. Dans un premier temps, le projet s’est heurté à d’importantes contraintes financières.

En multipliant ses recherches, le créateur a pris connaissance du système d’irrigation goutte à goutte, utilisé en Israël. Cette technique permet de réduire les coûts de réalisation des jardins verticaux et d’économiser l’eau.

Il a, en outre, opté pour la réutilisation de bouteilles en plastique usées, collectées dans les décharges, pour faire les pots. Si en temps normal, le plastique détruit les plantes, Rohit Mehra souhaite, à travers son projet, changer les choses en mettant « le plastique au service du végétal ».

Et pour aller encore plus loin dans la préservation de l’environnement, le concepteur des Vertical Gardens indiens utilisent exclusivement du compost obtenu à partir de déchets alimentaires.

Les avantages des jardins verticaux

Outre leur côté écologique, les jardins verticaux présente d’autres avantages importants. Ces murs de végétaux filtrent et refroidissent l’air polluée. Sans parler de leur fonction esthétique. Les Vertical Gardens apportent une touche de verdure et de nature au milieu du béton. De quoi ravir les yeux.

Le premier jardin vertical a été implanté à Ludhiana. Rohit Mehra prévoit de créer un millier de Vertical Gardens, soit de planter dix millions de plantes, d’ici la fin de l’année 2020.

Il bénéficie de l’appui de plusieurs organisations dans la mise en œuvre de son projet. De nombreuses associations écologistes, des ONG, des groupements religieux et des établissements scolaires le soutiennent dans sa démarche.

Les jardins verticaux seront intégrés aux façades des bâtiments (temples, édifices publics, écoles, …).

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